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Articles

Affichage des articles du juillet, 2011

Banques centrales, bulles et récessions

L’ordre de mission d’une banque centrale comporte plus ou moins officiellement deux volets : préserver la valeur de la monnaie – c'est-à-dire limiter la hausse des prix – et créer les conditions d’une croissance suffisante pour assurer le plein emploi. Dans la pratique, si la banque centrale estime que la croissance est trop faible, elle va faire baisser le niveau des taux d’intérêt [1] afin d’inciter les agents économiques à s’endetter pour investir et donc, relancer la croissance. A contrario, si la banque centrale détecte des tensions inflationnistes, elle va faire remonter les taux d’intérêt pour freiner l’expansion du crédit, l’investissement et donc la hausse des prix. C’est le principe même de la politique monétaire tel qu’il est défendu par les partisans du système des banques centrales et de la politique monétaire.

Imaginez un banquier central qui se trouve confronté à une crise économique. Il décide conséquemment de créer de grandes quantités de monnaie pour faire baisse…

La mondialisation créée des emplois

Début 2010, la fermeture de l’usine Continental de Clairoix (Oise) laisse 1 113 salariés sur le carreau. Depuis près d’un an, la lutte des « contis » était devenue le symbole du combat désespéré de tout ceux et celles qui cherchent à protéger leurs emplois menacés de délocalisation. La fermeture de l’usine Continental de Clairoix était un cas d’école, un exemple parfait où les méfaits de la mondialisation le disputaient aux ravages de la désindustrialisation. Pourtant cette histoire relève pour l’essentiel du biais cognitif.

Comprenons nous bien : il n’est pas question ici de minimiser la douleur de plus de mille « contis » confrontés à la perte de leur emploi. Bien au contraire, n’importe quel être humain doué d’un minimum d’empathie mesure le drame personnel que représente la perte d’un travail et ce, particulièrement dans un pays où les politiques de l’emploi successives ne sont parvenues à rien d’autres qu’à mieux enraciner un chômage désormais structurel. Mille drames personnels …

Les apprentis-sorciers à l’œuvre

Ce graphique illustre la proportion de citoyens des Etats-Unis qui sont propriétaires de leur logement depuis 1965.



Au cas où vous poseriez la question, les années 1992/97 correspondent à la période durant laquelle l’administration Clinton pousse Freddie Mac et Fannie Mae, les « government sponsored entreprises », à augmenter leurs achats de mortgages accordés à des familles modeste et 2004/06 correspond à la séquence de remontée des Fed Funds orchestrée par la Fed.

« La première leçon de l’économie c’est la rareté. La première leçon de la politique c’est d’ignorer la première leçon de l’économie. » (Thomas Sowell)

Via Carpe Diem (encore !)

L’héritage des « Chicago Boys »

Avant que les premières réformes économiques des fameux « Chicago Boys » ne produisent leurs effets au début des années 1980, le Chili étaient une des économies les moins performantes d’Amérique latine avec une croissance du PIB par habitant de seulement 0.7% de 1913 à 1983. Depuis, le Chili est devenue une des économies les plus libérales de la planète (11ème /179 sur la base de l’Economic Freedom Index), le PIB par habitant progresse de 4% par an et l’espérance de vie des chiliens a augmenté de près de 22 ans depuis 1960 ; soit l’augmentation la plus spectaculaire d’Amérique latine.



Via Carpe Diem

A propos de baguette magique…

Coralie Delaume critique à juste titre l’idée selon laquelle un retour au franc, en tant que tel, serait de nature à réduire notre pouvoir d’achat. Elle a, sur ce point, parfaitement raison : quelle que soit la valeur de cet hypothétique nouveau-nouveau franc en euros (1 euro = 1 franc, 1 euro = 6,55957 francs… que sais-je ?), ce sera une décision purement arbitraire qui, au-delà de quelques effets psychologiques, n’aura absolument aucun effet sur notre niveau de vie. Par exemple, si nous devions réintroduire dès demain de nouveaux-nouveaux francs en lieu et place des euros à une parité de 1 franc pour 1 euro, les seules choses qui changeraient seraient le nom de la monnaie et l’aspect physique des billets de banque. L’opération aurait bien sûr un coût mais nous n’avons aucune raison objective de penser que cela devrait avoir la moindre influence sur notre pouvoir d’achat.

Seulement voilà, la raison pour laquelle un certain nombre de nos politiciens voudraient revenir au franc c’est p…

C'est juste la pente de la courbe des taux...

Depuis quelques temps, on voit ressurgir dans le discours politique l’idée selon laquelle les banques seraient coupables d’un odieux complot matérialisé par le fait qu’elles peuvent emprunter de l’argent à 1,25% à la Banque Centrale Européenne (BCE) et prêter ce même argent à 3% ou plus à leurs clients et notamment à nos Etats surendettés [1]. Il va de soi que, présenté tel quel, ce prétendu complot relève au mieux de l’incompétence et au pire de la malhonnêteté intellectuelle caractérisée. Quand la BCE prête de l’argent à une banque, il s’agit d’un prêt au jour-le-jour (i.e. sur une durée de 24 heures) tandis que le taux de 3% fréquemment évoqué, c’est le taux auquel un Etat comme l’Allemagne emprunte… sur 10 ans.

En effet, les taux d’intérêt à long terme sont naturellement plus élevés que les taux d’intérêt à court terme et ce, que la transaction soit intermédiée ou pas par une banque. A titre d’exemple et à l’heure où j’écris ces lignes, l’Etat allemand se finance directement sur l…

Eclair de lucidité à la Fed de St Louis

Dans une publication récente de la Fed de St Louis, Daniel L. Thornton, vice président et conseiller économique, confirme que « le législateur est au courant de la possibilité selon laquelle une politique persistante de taux d’intérêt exceptionnellement bas peut résulter en une mauvaise allocation du crédit et gonfler le prix des actifs. »

C’est une excellente nouvelle et nous avons tous toutes les raisons du monde de nous féliciter de cette prise de conscience qui, intervenant en 2011, n’aura finalement mis que 99 ans – depuis la publication du Traité de la Monnaie et du Crédit de Ludwig von Mises en 1912 – pour atteindre l’esprit de ceux et celles qui sont en charge de la planification monétaire centrale.

Effectivement, nous avons d’excellentes raisons de penser qu’une politique monétaire dite accommodante a de très fortes chances de créer ce qu’il est convenu d’appeler une « bulle spéculative » et que la correction de cet effet indésirable par une politique monétaire restrictive ré…