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Articles

Affichage des articles du août, 2011

Notre agôgè moderne *

(*) ... que le monde nous envie.

Ci-dessous, une courte interview de madame Laurence Hansen-Love, professeur de philosophie en terminale et directrice de collection chez Belin et chez Hatier [1], à propos des sujets politiques au Bac de philosophie.



A la question : « les sujets politiques ont la réputation d’être dangereux, qu’est-ce que vous conseillez pour les traiter ? » – i.e. un étudiant risque t’il d’être noté sur la base de ses opinions si ces dernières venaient à être en contradiction avec celles du correcteur ? – cette madame Hansen-Love, qui parle manifestement d’autorité, répond en deux temps.

Première réponse : « Non, absolument pas ». Selon le professeur de philosophie, « toutes les positions sont recevables, le professeur vous jugera selon des critères formels ». Hourra ! Il existe donc encore un minimum de pluralisme si ce n’est dans l’enseignement proposé par l’EN, au moins dans les positions que peuvent défendre les élèves.

Mais il semble que cette première réponse ne…

Ceci n'est pas une crise du capitalisme

« Les gouvernements et parlements européens se sont efforcés, depuis plus de soixante ans, de gêner le jeu du marché, d'intervenir dans la vie économique et de paralyser le capitalisme. […] Ils ont dressé des barrières douanières ; ils ont encouragé l'expansion de crédit et une politique d'argent facile ; ils ont eu recours au contrôle des prix, aux salaires minima et aux procédés subsidiaires. Ils ont transformé la fiscalité en confiscation et expropriation ; ils ont proclamé que les dépenses imprudentes étaient le meilleur moyen d'accroître richesse et bien-être. Mais quand les conséquences inévitables de telles politiques […] devinrent de plus en plus évidentes, l'opinion publique ne porta pas son blâme sur ces politiques chéries, elle accusa le capitalisme. Aux yeux du public, ce ne sont pas les politiques anticapitalistes mais le capitalisme qui est la cause profonde de la dépression économique, du chômage, de l'inflation et de la hausse des prix, du monop…

Quelques liens

1/ « Keynes vs Hayek », podcast du débat organisé par la BBC entre le « Team Kayek » (George Selgin et Jamie Whyte) et le « Team Keynes » (Lord Robert Skidelsky, Duncan Weldon) ;
2/ « Jusqu'où va monter l'or ? », une interview radio de Michel Prieur (de la Compagnie Générale de Bourse) ;
3/ La propriété intellectuelle, une synthèse du Minachiste ;
4/ Turgot, retour sur un de nos plus illustres prédécesseurs.

Un avertissement...

"Les gouvernements et parlements européens se sont efforcés, depuis plus de soixante ans, de gêner le jeu du marché, d’intervenir dans la vie économique et de paralyser le capitalisme. Ils ont gaiement ignoré les avertissements des économistes. Ils ont dressé des barrières douanières ; ils ont encouragé l’expansion de crédit et une politique d’argent facile ; ils ont eu recours au contrôle des prix, aux salaires minima et aux procédés subsidiaires. Ils ont transformé la fiscalité en confiscation et expropriation ; ils ont proclamé que les dépenses imprudentes étaient le meilleur moyen d’accroître richesse et bien-être. Mais quand les conséquences inévitables de telles politiques, depuis longtemps prédites par les économistes, devinrent de plus en plus évidentes, l’opinion publique ne porta pas son blâme sur ces politiques chéries, elle accusa le capitalisme. Aux yeux du public, ce ne sont pas les politiques anticapitalistes mais le capitalisme qui est la cause profonde de la dépr…

... John Galt ?

Qui est...

La viticulture soviétisée

Ci-dessous, un premier article de mon camarade Yul qui, je l'espère, interviendra régulièrement sur ordre spontané.
GK

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Alors il faut que je raconte comment se passe le business des subventions dans la viticulture. Je précise qu’il ne s’agit nullement d’une enquête. C’est le condensé d’anecdotes, et surtout le souvenir de conversations ou de coups de gueule. Fondamentalement c’est inexact, sans doute exagéré. Je vous prie donc de ne pas le prendre pour argent comptant, mais plutôt comme la restitution d’une ambiance ; une ambiance dépressive qui se propage, je le crois, parmi tous les agents économiques.

Tous les ans, voire plusieurs fois dans l'année, il y a une nouvelle norme écologique ou phytosanitaire plus sévère que la précédente. Européenne ou française, peu importe, l'un et l'autre sont mêlés dans l'opacité.La roue de transmission ce sont les organisations professionnelles, AOC et syndicat. Les Vignerons Indépendants, très efficace en matière d’informat…

Overdose: The Next Financial Crisis

En temps de crise, les peuples se tournent vers les puissants de ce monde. Mais qu’arrive-t-il quand leurs solutions sont les mêmes erreurs qui sont à l’origine de la crise ?

Une excellente vidéo de Devell/Borgs basée sur Financial Fiasco de Johan Norberg.



Les personnes interviewés sont Gerald Celente (The Trends Research Institute), Dr Karen Horn (directrice du bureau berlinois de IW Köln), Megan McArdle (journaliste économique pour The Atlantic), Peter Schiff (président de Euro Pacific Capital), Vernon L. Smith (Chapman University), Robert Van Order (George Washington University, ancien chef économiste chez Freddie Mac), David M. Walker (président de la Comeback America Initiative) et Frank Petrilli (coiffeur à Union City, CA !).

La « désindustrialisation »... encore et toujours.

Sur Atlantico.fr, Robin Rivaton attribue la fameuse « désindustrialisation » aux délocalisations et donc, à la mondialisation. Un petit détour par les faits s’impose.

D’après les chiffres de l’Insee, le poids de notre industrie manufacturière [1] est passé de 18% du PIB en 1970 à 8% en 2010. En 1970, ce secteur de notre économie employait environ 4.4 millions de personnes ; en 2010, ce chiffre est tombé à 2.3 millions – soit une chute de 48%. Voici donc pour les observations qui font penser et dire à certain que la liberté des échanges internationaux détruit notre industrie.

Voici quelques faits complémentaires.

De 1970 à 2010, après ajustement de l’inflation, la production et la valeur ajoutée de notre industrie manufacturière ont plus que doublé. En d’autres termes, si « désindustrialisation » il y a, cette dernière n’est que relative : notre industrie produit beaucoup plus qu’autrefois mais d’autres activités, en l’espèce les services, ont tout simplement progressé plus vite.

Autre…

« La Fed est une banque privée »

Update (2015-07-10) : à ce propos, lisez plutôt cet article. Le système de la Federal Reserve a été créée en 1913 par le congrès des Etats-Unis (Federal Reserve Act), il s’organise en trois parties : le Board of Governors, le Federal Open Market Committee et 12 Federal Reserve Banks régionales.

Le Board of Governors

La principale instance de décision du système est le Board of Governors, une agence fédérale composée de 7 membres désignés par le Président des Etats-Unis d’Amérique (PotUS) et confirmés par le Sénat pour un mandat de 14 ans. Le président et le vice-président du Board of Governors (actuellement Ben Bernanke et Janet Yellen) sont désignés, parmi les membres du board, par le PotUS pour un mandat de 4 ans.

Le Board of Governors a principalement trois prérogatives : il supervise l’activité des 12 banques régionales du système de la Federal Reserve, il décide de la politique monétaire nationale (via le FMOC, voir ci-dessous) et supervise et régule l’industrie bancaire américai…

La revolución bolivarienne ne marche plus, elle court

Jérôme Leroy, pom-pom-boy en chef du régime bolivarien de M. Chavez, nous annonce triomphalement que ce dernier a augmenté les salaires de 25% en quelques mois. Comme c’est effectivement un des grands thèmes de la communication bolivarienne du moment, je suppose que Jérôme fait référence au décret du 25 avril 2011 dans lequel M. Chavez a annoncé une hausse de 26.5% du salaire minimum vénézuélien. En effet, ledit salaire minimum était fixé à 1 223.89 bolivars depuis le 1er mai 2010 et l’administration bolivarienne l’a augmenté à 1 407.40 bolivars le 1er mai 2011 (+15%) et a annoncé qu’il passerait à 1 548.14 bolivar au 1er septembre 2011 (+26.5% par rapport à mai 2010).

Voilà donc pour le salaire minimum nominal.

Mais qu’en est-il du pouvoir d’achat des travailleurs vénézuéliens ? La question peut paraître incongrue mais, ça a manifestement échappé à notre supporter en chef du régime chaviste, il se trouve que le Venezuela subit une inflation massive ; c'est-à-dire que les prix aug…

Un gouvernement endetté et une planche à billet

C’est une histoire vieille comme le monde. De la Rome impériale au Venezuela d’Hugo Chavez en passant par l’épisode épique de la République de Weimar, c’est l’histoire d’un gouvernement endetté qui n’ose pas lever de nouveaux impôts mais qui dispose d’un monopole monétaire.

Quand l’Etat croule sous les dettes – à cause d’une guerre ou de politiques économiques ineptes – la solution naturelle consiste à augmenter l’impôt. Mais cette option présente un grand inconvénient : elle est extrêmement impopulaire et ce, en particulier quand le peuple étouffe déjà sous le poids des prélèvements obligatoires. Même le maître de Rome, pourtant peu sensible à la pression des prochaines échéances électorales, hésitait à y recourir. Pour éviter d’avoir à affronter l’ire populaire, de nombreux princes [1] eurent recours à l’expropriation – l’émission des assignats était garantie par les biens confisqués à l’Eglise – ou tout simplement à l’élimination physique des créanciers – option choisie par Philipp…