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Articles

Affichage des articles du février, 2012

L’abîme des pensées

(Réponse à Galaad Wilgos)J’ai la faiblesse de penser que je suis un garçon éduqué qui maitrise la langue française de manière tout à fait satisfaisante. Pourtant, il m’a fallu plusieurs lectures attentives de L’enracinement de l’universel de Monsieur Wilgos pour arriver à en dégager, au-delà d’un certain nombre de marqueurs idéologiques aisément identifiables, un vague sens. « Le génie de notre langue est la clarté et la précision » écrivait Voltaire. Écrit dans la plus pure tradition bourdieusienne – où l’art subtil qui consiste à masquer la vacuité d’un discours sous une logorrhée verbeuse – voilà pourtant un papier qui mérite cependant qu’on cherche à en comprendre le message tant il s’inscrit profondément dans l’esprit de notre époque.Que nous dit donc Monsieur Wilgos ?Une « élite mondialisée », une « bourgeoisie apatride » aurait développé une version dévoyée, un « piètre substitut » de la véritable pensée internationaliste (comprendre : celle de l’auteur), une idéologie fondée s…

La France libre

C'est le nouveau grand jeu de cette campagne présidentielle calamiteuse : le détournement de l'affiche de propagande officielle de Son Altesse Impériale Nicolas Sarkozy Ier. En ce qui me concerne, et jusqu'à ce que quelqu'un fasse mieux, j'estime que c'est Large qui remporte la palme :Via le blog de Large.

Régulation, catastrophe, régulation…

Invité au 19ème salon des entrepreneurs ce mercredi 1er février 2012, Nicolas Sarkozy a semble t‘il déclaré : « nous avons les banques les plus importantes d'Europe, et quand il faut prêter de l'argent aux PME, c'est l'Etat qui doit créer Oseo. » Plus loin, il poursuit sur sa lancée et affirme que « le rôle des banquiers dans la société, ce n'est pas de gagner beaucoup d'argent très rapidement, c'est de faire confiance à des entrepreneurs sur cinq ans, sur dix ans, sur quinze ans, de prêter de l'argent à cette entreprise au début et d'être associé à l'avancée de cette entreprise. »Peut être le Président de la République devrait-il se renseigner sur les origines exacte de ce phénomène connu sous le nom de « désintermédiation bancaire. » Il découvrirait alors sans doute que c’est lorsque ces prédécesseurs, qui voulaient comme lui mieux réguler la finance, ont participé à l’instauration des ratios de solvabilité de Bâle que le désengagement des ban…