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Articles

Affichage des articles du mai, 2012

Money for Nothing

Chiffres de la BCE à fin mars qui démontrent qu’en matière de Quantitative Easing, le vieux continent n’a pas démérité (sarcasme).Cliquez pour agrandir.

Taux zéro

Ce mercredi 23 mai 2012, l’État allemand a emprunté 5 milliards d’euros sur les marchés financiers jusqu’au 13 juin 2014 – soit pour un peu plus de deux ans. Comme d’habitude, la Deutsche Bundesbank a mis une obligation fédérale (Bundesschatzanweisungen) aux enchères ; elle a reçu pour un peu plus de 7,7 milliards d’offres, a retenu les meilleures offres pour le montant de 5 milliards initialement prévu. Si je vous parle de cette émission, ce n’est pas que le montant emprunté ou la durée de l’emprunt aient quoique ce soit d’inhabituel ; ce n’est pas non plus parce que l’offre de la Deutsche Bundesbank ait été sursouscrite – c’est tout ce qu’il y a de plus commun ; c’est que cette obligation a été émise à un taux de zéro pourcent. Oui, vous avez bien lu : l’État allemand est désormais en mesure, sans le moindre problème, d’emprunter 5 milliards d’euros sur 2 ans sans payer ne serait-ce qu’un centime d’intérêt.Cette première historique est un symbole : ce mois de mai 2012 est le mois, d…

L’effet Curley

Quatre fois maire de Boston entre 1914 et 1950, deux fois élu à la Chambre des Représentants des États-Unis et 53ème gouverneur de Massachussetts, l’histoire de James Michael Curley pourrait, au premier abord, être celle du rêve américain ; une histoire comme on en voit plus que dans les films ; l’histoire d’un gamin, fils d’immigrés irlandais originaires du conté de Galway, qui grandi à Roxbury, quartier populaire de Boston et parvient finalement, à force de travail et d’intelligence, à mener une des plus brillantes carrières politiques qui soit.L’édifiante histoire du Rascal KingMais, à y regarder de plus près, la vie de Curley c’est aussi celle de The Rascal King [1], le roi des scélérats ou l’irrésistible ascension d’un voyou qui ne reculera devant aucune bassesse pour s’imposer au sein du parti Démocrate, conquérir la mairie de Boston et s’y maintenir 36 années durant. James Michael Curley, l’idole de la communauté irlandaise de Boston, c’est aussi le paroxysme de la collusion po…

Apocalypse 2.0, le retour de la vengeance

Souvenez-vous, c’était en 1972. Donnella Meadows, Jorgen Randers et Dennis Meadows, trois analystes du Massachussetts Institute of Technonoly soutenus par le Club de Rome publiaient The Limits to Growth (Halte à la croissance ? en français), probablement l’étude néo-malthusienne la plus célèbre de tous les temps. The Limits to Growth, c’était l’Apocalypse 1.0 : si rien n’était fait pour contrôler la croissance de la population mondiale (3,8 milliards d’individus à l’époque), nous allions bientôt assister a une gigantesque catastrophe économique, écologique et humaine ; les terres cultivables viendraient à manquer, les ressources naturelles seraient épuisées et la pollution rendrait toute vie sur terre pratiquement impossible.Retour sur Apocalypse 1.0L’idée clé de The Limits to Growth tient en deux constatations : nous vivons dans un monde fini où la plupart des ressources qui permettent la survie de l’espèce humaine – terres arables, énergies fossiles etc… - existent en quantité limit…

Austérité au royaume des aveugles…

Il ne se passe pas une journée sans que l’on nous parle de « politiques de croissance » opposées aux « politiques d’austérité » et que l’on accuse ces dernières d’êtres responsables de la situation pour le moins tendue dans laquelle se trouvent les économies de notre vénérable continent. Les médias et le discours politique relaient à l’envie l’idée selon laquelle, si l’État réduit la dépense publique, il ne peut en résulter qu’une aggravation de la situation et, qu’au contraire, seul un accroissement desdites dépenses soit de nature à provoquer le retour de la croissance. Pourtant, cette affirmation n’a rien d’une vérité révélée ni d’un axiome économique ; elle repose sur une théorie.Appelez la « synthèse néoclassique » ou « néokeynésianisme », elle est – pour schématiser grossièrement – la réconciliation des concepts micro-économiques développés par les néoclassiques et des idées macroéconomiques de John Maynard Keynes. C’est cet ensemble de théories, cette vision du monde qui consti…

Euro fort

La valeur de l’euro a augmenté de 1,1789 dollar américains lors de sa mise en circulation le 4 janvier 1999 à 1,3025 dollar à l’heure où j’écris ses lignes ; soit d’environ 10,5% en un peu plus de treize ans. De cette constatation, de nombreux observateurs déduisent que l’euro est cher – trop cher – et que nous devons cela à la politique de notre Banque Centrale Européenne ; une politique inspirée par ses ascendances teutonnes ; une politique dite de l’euro fort. Seulement voilà : la réalité est un peu plus complexe que cela.Pour reprendre l’exemple cité ci-dessus, j’aurais tout à fait pu vous signaler que la valeur du dollar américain a baissé de 84,8 centimes d’euros au 4 janvier 1999 à 76,8 centimes aujourd’hui. C’est strictement équivalent. Mais de ma première formulation, vous avez déduit que c’est la valeur de l’euro qui a monté tandis que la seconde laisse supposer que c’est la valeur du dollar qui avait baissé. En réalité, vous n’en savez rien et moi non plus. Ces chiffres peu…

The Structural Signature? Just look closer...

Mr Krugman argues that current U.S. unemployment as nothing to do with a structural misallocation of jobs that is being corrected by the market (“The Structural Signature”, May 8, 2012). Indeed, as any keynesian, Mr Krugman believes that the current recession was caused by a general slump in demand which itself is a consequence of U.S. consumers being too pessimistic.As Mr Krugman rightly suggests, the structural theory implies that if “we had too many workers in the wrong industries, […] we have to expect a depressed level of overall employment as workers are moved out of these ‘bloated’ sectors.”Using employment data from the BLS, Mr Krugman shows that change in total employment in construction, manufacturing and services between 2007 and 2011 is about the same (losses of over 2 million jobs). Thus, Mr Krugman concludes that “the signature of a structural problem just isn’t there” and asks us to trust him as “a closer look doesn’t do much better.”Oh really? Well let’s give a closer …

#ShowMeTheNumbers

Paul Krugman, grand keynésien en chef, nous explique que les malheurs de l’Europe viennent des horribles politiques de rigueur. Paul Krugman est-il capable de nous fournir des chiffres qui démontrent que de telles politiques ont effectivement été mises en œuvre ?Rejoignez le mouvement « Show me the numbers! » (#ShowMeTheNumbers, #AusterityGate) sur Twitter, sur Facebook, partout !Nous, on les a les chiffres…

Guest Post : L'honneur est à Londres

Par Yul WitkinFrançois Hollande est notoirement incompétent et entouré de traîtres. En 1940 une chambre socialiste donnait les pleins pouvoirs à Pétain ainsi qu’à une clique d'infâmes également socialistes (Laval, Déat...). En 1981 les socialistes remportaient les élections suite à une campagne horrible où les media déjà à gauche toute avaient usé du mépris et de la calomnie (l'affaire des diamants de Bokassa, fausse) afin d'élire un ancien de Vichy qui finira par placer sur écoute ses opposants comme ses amis. Même si la droite dans ces différentes périodes ne valait guère mieux, c'est le refus des réalités, notamment géopolitiques et économiques, qui ont triomphé. Un lâche soulagement.La réélection de Sarkozy aurait permis à la gauche de rester unie 5 ans de plus grâce au moteur de la haine, assise sur ses rentes. Maintenant qu'elle ne peut plus haïr Sarkozy elle va compenser en haïssant encore plus le reste du monde, la finance etc... son penchant totalitaire et…

Les économistes en campagne

Le 17 avril 2012, les premiers à ouvrir le bal sont les 42 économistes qui, dans les colonnes du Monde, déclarent publiquement leur soutient à François Hollande [1]. Deux jours plus tard, dans Libération, 34 autres économistes signent à leur tour un communiqué dans lequel ils s’engagent pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon [2]. On attendra en vain les économistes de Marine le Pen. Le 2 mai, alors que l’équipe de soutient du Front de Gauche, entre temps gonflée de 19 nouveaux membres, appelle à « battre Sarkozy » dans le Monde [3], c’est au tour des 19 économistes du président sortant de se fendre d’une tribune dans la colonne d’à coté [4].Bilan des arguments : il faut que l’État ceci, il faut que l’État cela, socialisme de gauche contre étatisme de droite ; d’une manière générale, mon candidat est bien meilleur que les autres ; c’est prouvé scientifiquement.Et voilà qu’à deux jours du deuxième et dernier tour de cette palpitante élection, 21 autres économistes signent à leur tour…

1984

“It is obvious that the period of free capitalism is coming to an end and that one country after another is adopting a centralized economy that one can call Socialism or state capitalism according as one prefers. With that the economic liberty of the individual, and to a great extent his liberty to do what he likes, to choose his own work, to move to and fro across the surface of the earth, comes to an end. Now, till recently the implications of this were not foreseen. It was never fully realized that the disappearance of economic liberty would have any effect on intellectual liberty. Socialism was usually thought of as a sort of moralized liberalism. The state would take charge of your economic life and set you free from the fear of poverty, unemployment and so forth, but it would have no need to interfere with your private intellectual life. Art could flourish just as it had done in the liberal-capitalist age, only a little more so, because the artist would not any longer be under e…

Dans le jukebox...

Dans le jukebox, je vous propose les Flaming Lips et le très déprimant Powerless qui convient parfaitement bien à l’ambiance de cette élection présidentielle.On rappellera, comme toujours, que ce morceau comme l’album dont il est extrait (Embryonic, 2009) est le résultat d’une initiative privée et que son succès n’a pas été décidé par un haut commissaire à la culture mais par les millions d’amateurs de musique qui ont accepté librement d’échanger le fruit de leur travail contre celui des Flaming Lips.Précédemment, dans le jukebox...

Un aller simple pour ailleurs

Les français votent avec leurs piedsAlors que les candidats rivalisent de clientélisme politique et de démagogie sécuritaire pour mieux draguer électeurs médians et votes contestataires, il est un phénomène qui se développe parallèlement et dans l’indifférence générale : les français votent avec leurs pieds.Le chiffre que personne ne veut connaitreIl faut dire que le nombre de nos concitoyens qui ont décidé d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, c’est le chiffre dont personne ne veut entendre parler. Officiellement, il n’y a pas d’émigration française ; on ne quitte pas le plus beau pays du monde et son modèle social que le monde nous envie ; il y a tout au plus quelques « expatriés » – doux euphémisme – qui n’ont quitté notre pays de cocagne que de manière très temporaire, juste le temps de voyager un peu et d’améliorer leur anglais. Qu’on se le dise : l’émigration est un phénomène qui ne touche que les pays à la dérive ; nous n’avons donc aucune source exhaustive qui nous …